• Emma safranière

Le printemps joue les prolongations.

Cette année je suis épargnée par la lourde tâche d’arrachage de bulbes, ce qui explique les safraneraies en herbes. Cela fait un peu désordre, je vous l’accorde, d’ailleurs je me fais un peu violence pour ne pas débroussailler.


De plus, la crainte d’attaques de rats taupiers ne me laisse guère l’esprit tranquille. Sous ces hautes herbes et fleurs sauvages il est difficile de repérer les monticules de terre de ces ravageurs, signes de leur présence. Cependant je prends le risque pour encore quelques jours, consciente des bienfaits pour les safraneraies : une biodiversité qui s’épanouit, une humidité conservée.

Pour autant je ne m’ennuie pas, le déménagement du potager m’a bien occupé et les plans récemment transplantés commencent enfin à pousser. Ici tout est plus lent, plus long, les 1000 mètres d’altitude, où se situe l’exploitation, en sont la cause et la serre à semis ne me permet pas de voir grand. Qu’importe, je m’adapte et j’adore ça.




Côté fruitiers, c'est Monsieur qui est en charge de leur croissance et teste notre nouvelle «arme», le purin d’orties... local bien sûr. En plus d’être un très bon engrais, il fait également office d’insecticide, le tout naturel. Les pucerons laissent enfin nos petits arbres s’habiller de jolies feuilles et fruits prometteurs.


Ainsi, toutes nos cultures s’épanouissent parmi les tapis de fleurs sauvages, toutes aussi jolies les unes que les autres même si ma petite préférence va pour les orchidées.


Orchis bouc


Orchis pyramidale


Comme vous pouvez le constater, ici, au Jas des Rochers et au lendemain du solstice d’été, le printemps joue les prolongations.